Aina, guide local à Madagascar

Du Scoutisme…

Aina découvre l’univers du voyage et de la randonnée avec le Scoutisme. « Parfois, on partait en camping pendant 10 jours, c’était génial ! » Il tombe rapidement amoureux de cette sensation de liberté et s’implique beaucoup dans sa communauté, au point de devenir chef des jeunes scouts pendant 2 ans.

À l’enseignement…

« Puis je suis parti à Fianarantsoa pour faire des études de professeur pendant 2 années et j’ai enseigné pendant 1 an. Je n’avais plus le temps pour le scoutisme, je me sentais enfermé dans la salle de classe, même si les enfants étaient supers, je ressentais vraiment le manque du voyage… J’ai arrêté l’enseignement »

…Pour enfin devenir guide local à Madagascar !

Un jour, Lucas, ancien directeur de l’association Grandir Ailleurs, appelle Aina pour travailler 2 mois à la boutique solidaire de l’association. Il lui propose par la suite de reprendre ses études, mais de s’orienter cette fois vers le guidage.

S’en suivent 16 mois de formation à l’EFGA (Ecole Formation de Guide Accompagnateur). Et cette fois, il ne s’agit pas de rester assis dans une classe. Tout le temps sur le terrain, en randonnée ou en visite, Aina et ses collègues acquièrent des apprentissages variés tels que :

  • L’histoire de Madagascar ;
  • La faune et la flore du pays ;
  • La culture et les traditions Malagasy,
  • Les « techniques de guidage » : comment recevoir les gens, comment bien présenter Madagascar, quelles mesures de sécurité mettre en place, quels conseils donner aux voyageurs ;
  • Une formation 1ers secours ;
  • L’organisation et la logistique d’un voyage (activités, hébergement, budget, transport, gestion des partenaires locaux…) ;
  • L’anticipation de tous les aléas possibles (problèmes de transports ou encore les risques sécuritaires.)

Un guide de voyages solidaires ?

Aina cherche avant tout le partage entre les deux cultures, il est l’intermédiaire entre la Terre Malagasy, ses habitants et les voyageurs. Accompagner un voyage solidaire, c’est aussi participer à la vie locale et échanger avec les habitants. C’est également valoriser le travail des artisans et leur apporter quelques retombées financières : « Pendant les randonnées, on essaye toujours d’aller rencontrer les artisans, les habitants d’un village… Le but est vraiment de s’intégrer et de partager ses connaissances le temps d’un passage. (…) La population est très fière quand des voyageurs venus de très loin viennent la voir et s’intéressent à elle. » Pour Aina, le voyage c’est aussi la rencontre musicale : la musique malagasy est riche et elle mérite d’être entendue et chantée. L’agence propose par exemple des randonnées accompagnées de musiciens locaux.

« Mon travail me permet de rencontrer énormément de personnes : pour moi aussi il s’agit de rencontres ! Des gens qui viennent de loin mais aussi des Malagasy. C’est très enrichissant. J’ai la chance de visiter mon pays et de pouvoir approfondir au maximum ma connaissance de la culture Malagasy. »

« J’ai grandi avec l’agence, j’ai grandi dans cette agence ! J’ai acquis mes expériences professionnelles et de vie ici. Mais c’est aussi l’association Grandir Ailleurs qui m’a poussée à devenir guide et qui a financé toute ma formation et mon voyage d’étude à Morondava. » De plus, savoir qu’une partie des bénéfices de l’agence va directement à l’association est une source de motivation pour Aina : « Je me suis beaucoup attaché aux jeunes de l’internat. J’ai aussi participé à une maraude de nuit et ça m’a réellement touché de savoir que mon travail participe à aider ces enfants des rues. »