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Madagascar et le riz

Madagascar et le riz

Le riz est l’aliment de base des Malgaches qui en consomment une moyenne de 135 kg par an. Pour le Malgache, le riz est aussi bien un produit économique que social. Il ne vous invitera pas à déjeuner, mais à partager son riz : « manasa hihinam-bary ».

L’origine du riz

Plante endémique

Le riz n’est pas une plante endémique à Madagascar. Les premières cultures du riz remonteraient à la révolution néolithique. Les traces avérées les plus anciennes datent de 5000 ans avant Jésus-Christ. Elles ont été retrouvées en Chine centrale, dans la province du Hounan et sur les rives du Gange. Une ordonnance impériale chinoise publiée vers 2800 ans avant Jésus Christ est le premier texte qui concerne le riz qui ait été retrouvé.

Culture répandue dans le monde

La culture du riz s’est répandue au travers le sud de l’Inde et la Chine avant de gagner la Corée, le Japon, l’Indonésie et la Thaïlande. À l’ouest, elle a atteint la Perse d’où Alexandre le Grand l’a rapporté en Grèce. Vers le X° siècle, ce sont les Arabes qui propagent le riz en Égypte, la côte orientale de l’Afrique avant qu’il n’atteigne Madagascar.

La culture du riz

Le riz est une céréale semi-aquatique qui pousse en partie dans l’eau. Au départ du cycle de culture, le paddy, terme qui provient du malais padi, est semé dans de petits carrés que les Malgaches appellent « tanin-ketsa ». Le sol de la future rizière est labouré et retourné manuellement avant l’introduction de l’eau. Une charrue et une herse tirées par des zébus vont obtenir une boue liquide qui va permettre le repiquage. Après la moisson, une fois le riz coupé et attaché en fagots, il faut le battre afin de séparer la paille des grains qui seront conservés dans des silos ou des greniers.

Le riz à Madagascar

À Madagascar, la culture du riz est pratiquée dans toute l’île à l’exception de l’extrême sud où le climat est trop aride.
En plaine, les rizières sont entourées de diguettes afin de maintenir le niveau de l’eau. Les rizières les plus spectaculaires se trouvent en pays Betsileo où elles forment des gradins qui sont accrochés au flanc des collines les plus escarpées et dont elles épousent les courbes. En pays Betsiléo la capitale du riz et du vin est la ville de Fianarantsoa.

Mais le plus important grenier à riz de Madagascar se trouve dans les plaines alluvionnaires de la région du lac Alaotra, le plus grand de Madagascar qui se trouve dans la province de Tamatave. La production de cette région est suivie par celle de la plaine agricole de Morovoany., dans la province de Boeny, dans le nord-ouest de l’île. D’importantes productions proviennent également de la côte nord-ouest de l’île, sur les contre forts du massif Tsaratanana

État actuel de la culture du riz à Madagascar

Jusqu’en 1970, Madagascar exportait du riz alors qu’au jour d’hui la Grande Ile en importe. Paradoxalement, ces importations reviennent moins chères que la production locale. Cela est dû aux faibles rendements, en moyenne de 2,5 à 3 tonnes à l’hectare, au manque d’infrastructures et à l’absence d’une filière commerciale organisée.

Selon les années et les aléas climatiques, la production malgache avoisine ou dépasse les trois millions de tonnes. Cela représente 80 pour cent du volume agricole et 30 pour cent du produit intérieur brut de Madagascar qui se retrouve au 19e rang mondial des producteurs de riz.

Ce sont les U.S.A. qui sont le premier exportateur mondial de riz, et cela grâce à Madagascar. En effet, c’est en 1694 que du riz en provenance de Madagascar arrivait à Charleston en Caroline du Sud. Cette culture du riz allait faire la fortune de cette région.

A propos de l'auteur

Gérard Naal

Après des études de droit, Gérard Naal a servi pendant plus de trente ans dans divers services de la Préfecture de Police de Paris. La retraite lui a permis de revenir à sa vocation première, jusque-là contrariée : l’histoire. Gérard Naal en est venu à s’intéresser à Madagascar au travers de l’action humanitaire de son fils Jean-Christophe et de son épouse, Sapho. Pour l’intéressé, comme pour beaucoup de nos contemporains, le général Galliéni évoquait uniquement les taxis de la Marne et non pas son rôle de proconsul à Madagascar. Poussé par la curiosité et malgré toutes ses recherches, Gérard Naal a été fort surpris de constater qu’il n’existait pas de livre de vulgarisation, au bon sens du terme, consacré à l’histoire de la Grande Ile. De la lecture et de la prise de note d’éminents ouvrages qui ne risquent que d’intéresser un public averti, Gérard Naal en est venu à rédiger un livre intitulé « Abrégé d’histoire de Madagascar » publié aux éditions de l’Harmattan. Gérard Naal n’a pas la prétention d’être un historien, mais un passeur de l’histoire de Madagascar et de sa relation avec la France, sans esprit partisan et avec le recul que permet le temps écoulé.

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Grandes Latitudes

Grandes Latitudes est un organisme proposant des voyages solidaires aux adultes et familles à Madagascar dont elle est la spécialiste.

Grandes Latitudes est un projet issu de l’Economie Sociale et Solidaire. Le principe est donc de réinvestir la majorité des bénéfices dans le financement de ses projets de développement local.

De par ses voyages proposés et les rencontres qu’ils vont permettre, Grandes Latitudes est un outil de sensibilisation. Grandes Latitudes est également un outil de coopération, dans lequel chaque acteur est partie prenante des différents projets sociaux et humains.

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